16 janvier 2006

Bonne résolution!

A défaut d'en avoir pris au début de l'année, il n'est jamais trop tard pour tenter de s'améliorer. Alors j'ai décidé, aujourd'hui, de tenter un effort pour cesser de voir la vie en noir: tous les jours je vais m'efforcer de trouver les points positifs de ma journée et de les noter, laisser de côté le reste. Peut-être qu'à long terme ça aura un certain effet, qui sait? En espérant que je m'y tienne, bien sûr.

Mais avant de commencer, juste un petit commentaire par rapport à ce que je disais hier (les amitiés qui s'effritent...). J'ai justement vu tout à l'heure, en me balladant dans la fnac, une bonne amie de l'année passée, C. Vraiment, à l'époque nous avions beaucoup en commun et beaucoup à nous dire, et même, l'échec au concours nous avait rapprochées. Mais depuis la rentrée, comme nous avons pris toutes les deux un chemin différent, ce n'est plus la même chose; la preuve donc tout à l'heure: en nous retrouvant face à face, une fois passées les formules de politesse "Bonjour, ça va..." eh bien, nous n'avions plus rien à nous dire. C'était le grand vide, et rien ne me met plus mal à l'aise que cela. Et une idée m'a traversée: c'est bien souvent la peur de ne pas savoir quoi dire, la peur d'un silence oppressant, qui me pousse à m'éloigner des autres. Et c'est peut-être ça qui a fait que je ne suis pas restée proche de ces personnes que je continue pourtant à respecter et aimer beaucoup: le fait que j'ai l'impression de ne plus faire partie du même monde et donc, de fait, de ne plus avoir les mêmes sujets de conversation. Et j'ai peur d'aller au-delà, d'aborder des sujets de conversation plus personnels. Car j'ai peur de les gêner, de me mêler de ce qui ne me regarde pas... Mais, si je me cantonne aux simples points communs qu'amène une formation commune, forcément, quand nos chemins divergent, je n'ai plus rien à dire. Je crois qu'au fond, je suis d'une fadeur extrême et que mon manque de confiance en moi anihile totalement le possible intérêt qu'aurait pu avoir ma personnalité.

Mais trêve de plaintes. La réalité est ainsi faite et pour le moment je ne vois pas d'issue de secours. J'ai donc dit que j'allais positiver, en attendant c'est déjà ça. Alors si je récapitule cette journée, je trouve comme points positifs:

1) J'ai passé une bonne journée dans l'ensemble et je me rends compte qu'A., avec qui je suis en cours, commence à devenir une amie... en tout cas je l'espère.

2) Beaucoup mieux compris Lautréamont et Les chants de Maldoror maintenant que j'ai eu un cours dessus! lol

3) J. est venu me chercher à l'Iufm, c'était gentil :-)

4) J'ai trouvé un cadeau pour l'anniversaire d'Aurélie! Avec quelques jours de retard mais j'espère que, comme moi, elle se dira que c'est l'intention qui compte :-/

Bon, c'est plutôt succint, mais je me rends compte en tout cas qu'écrire sur ce blog me fait énormément de bien. Depuis que j'ai commencé, j'extériorise davantage mes émotions, par le biais de l'écriture et ça m'aide à surmonter certaines choses... L'effet thérapeutique de l'écriture, sans doute.

Posté par Ymel à 18:58 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Bonne résolution!

    Exactement ça!

    C'est tout à fait ce que je ressens!
    C'est terriblement ça: la peur des moments de silence, du malaise qui en découle, du sentiment qui va avec d'être fade et plat... Il y a toute une catégorie de personnes que j'apprécie mais avec lesquelles je ne sais pas avoir une conversation. Alors comme toi je voudrais leur poser des questions de fond...mais je recule moi aussi devant le sentiment d'être indiscret et l'idée qu'il n'ont peut-être pas envie de partager ça avec moi. Moi aussi je me sens isolé parce que je ne partage pas des choses qui nourissent facilement une conversation...

    Posté par argilerouge, 16 janvier 2006 à 21:46 | | Répondre
  • C'est effrayant d'être comme ça, n'est-ce pas? Quand je vois de nombreuses personnes autour de moi se lancer dans de multiples conversations avec une facilité étonnante, abaordant tous les sujets possibles... je me sens encore plus mal.
    Je pense que pour se sortir de là il faut se lancer, mais comment avoir suffisamment confiance?
    Cependant, lorsque j'y réfléchis, je me dis que je serais heureuse que quelqu'un essaie de se lier de la sorte avec moi, abaordant des sujets de conversation plus personnels sans se cantonner aux simples paroles de base. Alors peut-être qu'il en est de même pour les personnes que nous côtoyons et qu'elles n'attendent qu'un geste de notre part, qui sait?

    Posté par Ninielor, 17 janvier 2006 à 10:10 | | Répondre
  • "Quand tu as le sentiment que la vie te tourne le dos, regarde bien : c'est souvent toi qui tourne le dos à la vie"... s'ouvrir à la vie, s'ouvrir aux autres, donner,... c'est le meilleur moyen de recevoir ce que vous semblez attendre, non ?

    Posté par Tristana, 17 janvier 2006 à 19:54 | | Répondre
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