Clair de lune

27 octobre 2006

A la façon de Robbe-Grillet...

Mardi et mercredi, j'ai participé à un atelier écriture auquel j'ai pris beaucoup de plaisir. Parmi les différents exercices d'écriture, il en est un qui m'a particulièrement plu et inspiré: se définir par des "J'aime" et des "Je n'aime pas" à la façon de Robbe-Grillet. Alors juste pour le plaisir, je prends le temps de recopier ici ce que j'avais écrit là-bas...

J'aime le bruit de la pluie qui fouette les carreaux. J'aime l'odeur de la nature après la pluie. La terre mouillée. L'herbe qui étincelle.

Je n'aime pas le béton. Les immeubles et les hautes tours m'axphixient, me font peur. Je n'aime pas le klaxon des voitures.

J'aime marcher dans les rues désertes le matin. J'aime cette quiétude de la ville endormie avant l'agitation de la journée. J'aime la brume qui s'étend doucement sur le paysage.

Je n'aime pas les bruits puissants et brusques. Je n'aime pas l'orage. J'aime me blottir dans les profondeurs de mon lit, sous les couvertures. J'aime l'impression d'être en-dehors du monde.

J'aime ce qui est doux. L'odeur apaisante de la fleur d'oranger. Le toucher du satin sur la peau. Le chocolat qui fond lentement dans la bouche.

J'aime me réveiller le matin et percevoir les rayons du jour à travers les volets. J'aime le chant vivifiant des oiseaux.

Je n'aime pas perdre du temps. J'aime profiter de chaque instant. J'aime prendre mon temps.

J'aime la Normandie. Les vaches et les pommiers en fleurs. Le cidre et le calvados. Le fromage dont l'odeur soulève l'estomac.

J'aime lire. J'aime rêver. Me laisser bercer par des histoires fantastiques qui n'arrivent qu'aux autres.

Je n'aime pas les gens raisonnables.

J'aime le respect. L'égalité.

Je n'aime pas les jugements portés sur autrui. J'aime la tolérance. La liberté.

Je n'aime pas la politique et les discours convenus. Je n'aime pas les revendications incessantes. J'aime prendre ce qu'on me donne. Je n'aime pas vouloir plus.

J'aime le passé. Le mien et celui des autres. Celui que j'ai connu et celui qui est trop lointain et me fait rêver. J'aime me plonger dans les souvenirs d'un temps idéalisé. J'aime être nostalgique.

Je n'aime pas penser au futur. A la vieillesse. A la mort. J'aime penser que la vie ne s'arrêtera jamais, que chaque instant durera toujours. J'aime me croire éternelle.

Posté par Ymel à 12:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]


23 octobre 2006

Le chocolat bio!

Ma grande découverte du jour dont il fallait AB-SO-LU-MENT que je parle ici: le chocolat bio!

Alors... j'en ai entendu de toutes sortes sur le "bio" depuis que j'ai commencé à m'y intéresser et, pire! diront certains, à en manger! Eh bien j'assure, une bonne fois pour toutes: le "bio", c'est bon! Si, si! J'en vois certains qui font les gros yeux, qui froncent les sourcils et qui demeurent sceptiques et je confirme: c'est vraiment bon! C'est cultivé dans une terre saine, sans pesticides etc.... (ça c'est pour la pub!)Et ça a bon goût! Le même, si ce n'est pas mieux, que la nourriture que nous connaissons tous et qui n'est pas bio! Et, pour ceux qui en voudraient encore la preuve, je vous l'avance sur un magnifique plateau d'argent: le chocolat!

Eh oui! Pour ma part, je l'ai découvert ce soir et ce message est donc une exclusivité presque en avant première: achetée samedi, la plaquette estampillée "bio" traînait sur ma table sans que je n'en aie mangé le plus petit carré (uniquement parce que j'étais trop malade pour manger quoi que ce soit!). Ce soir, enfin, le plus gros de mon rhume étant passé et l'appétit revenant au galop, je me suis accordée ce petit extra! Et, miam! Il a été difficile de ne pas avaler toute la tablette. Pour vous donner un peu plus de renseignements (car je suis sûre que vous mourrez tous d'envie de vous procurer ce délicieux chocolat), sachez que c'est une toute bête plaquette de chocolat noir Cémoi... Enfin je dis toute bête, attention: parfumé aux huiles essentielles de citron (biologiques)... Un pur régal.

Avis aux amateurs: courez au supermarché le plus proche vous le procurer, vous m'en direz des nouvelles.

Posté par Ymel à 21:51 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

22 octobre 2006

Noix de lavage

Ayé. Testées.

Suivant les indications, j'ai glissé 5 petites et pour le moins étranges boules collantes dans leur sachet en coton puis j'ai jeté le tout dans la machine. Choisi le programme et hop, la machine démarre. Quarante-cinq minutes plus tard la machine s'arrête et moi, pressée, curieuse, avide, je cours en sortir le linge (c'est d'ailleurs la première fois que je me sens si pressée de faire une tâche ménagère pour le moins peu palpitante...). Moi, comme toute personne habituée à notre société de consommation, la première chose que je fais, c'est de coller le linge mouillé contre mon nez: le truc c'est que, justement, ça ne sent rien, les noix de lavage! Zut. Je fais comment pour savoir si c'est propre? Ben oui, d'habitude, avec ma lessive pleine de produits chimique et de parfums de synthèse, ça sent. Et, sans chercher plus loin, comme si l'odeur avait un lien quelconque avec le fait de bien laver ou non, je me contente de ça pour, ravie, penser que tout est propre. Le problème donc avec les noix de lavage c'est que ça ne sent absolument rien (ou alors mon nez est plus bouché que je ne le croyais) et que, en plus, mes vêtements n'étaient pas dans un état de saleté avancé. Résultat, je suppose qu'ils sont bien propres mais, là, je me fie plus à ce que j'ai lu sur l'efficacité des noix de lavage qu'à ce que j'ai pu constaté, moi. Force m'est de m'en contenter.

La prochaine fois, je mettrai quelques gouttes d'huiles essentielles. Histoire de.

On ne se refait pas, hein.

Posté par Ymel à 19:09 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Pluie continue...

"Il pleure dans mon coeur, comme il pleut sur la ville" disait Verlaine. Voilà qui me va à ravir si je souhaite illustrer mon humeur du moment. Et, pour la peine, voici ce merveilleux poème:

"Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville,

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur?

O bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits!

Pour un coeur qui s'ennuie

O le chant de la pluie!

Il pleure sans raison

Dans ce coeur qui s'écoeure.

Quoi! nulle trahison?

Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi,

Sans amour et sans haine,

Mon coeur a tant de peine!"

Oui... C'est bien étrange de ne pas pouvoir dire pourquoi l'on se sent brusquement si assommé de tristesse, un jour comme les autres. Peut-être est-ce dû à la pluie qui tombe en continu, fouettant sans égards mes fenêtres sous mes yeux emplis de lassitude. Peut-être est-ce dû à ce rhume qui me colle et m'enlève une bonne partie -si ce n'est tout- de mon esprit. Peut-être est-ce dû à cette solitude qui me pèse aujourd'hui plus que d'ordinaire. Que sais-je? Peut-être est-ce dû à un peu de ces trois choses. Mais, au final, aujourd'hui il pleut bel et bien dehors comme il pleut -pleure- dans mon coeur.

Vu mon état d'esprit, les vacances, dans trois longs jours encore, ne seront pas superflues.

Posté par Ymel à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 octobre 2006

Compliments en vrac!

Incroyable mais vrai: ma nouvelle coiffure a déchaîné un torrent de passion.

Ca a véritablement changé ma vie.

Je suis enfin devenue l'égale d'Isabelle Adjani.

En blonde.

Bon. En étant un peu plus réaliste, je dirais: ma nouvelle coiffure a véritablement changé le regard des autres sur moi. Mouais...

Disons plus simplement encore: ma nouvelle coiffure (et juste la coiffure!) a été très appréciée. C'est un peu moins flatteur mais plus proche de la vérité. Je m'en contenterai donc.

Quoique.

Ca a quand même changé quelque chose.

Tout a commencé mardi, jour du déplacement quotidien à l'IUFM où je retrouve mes sympathiques collègues, avec qui c'est toujours un plaisir d'échanger nos petits potins de la semaine qui s'est écoulée: quel bonheur que de partager les incroyables progrès de Kevin en matière d'inventivité et de rédaction. Ben oui, il a pensé, cette fois, à recopier une fable de La Fontaine, croyant bien sûr que sa jeune et crédule professeur ne se douterait de rien: c'est que La Fontaine, à notre époque, c'est démodé, hein! Ca passera mieux que le passage d'Harry Potter de la dernière fois, ça c'est sûr! C'est qu'il a de la ressource ce Kevin, non mais! Ou la énième promesse fournie par Jean qui, c'est sûr, nous rendra ses exercices à temps la prochaine fois! C'est-à-dire: au lieu de devoir le rappeler à l'ordre pendant deux semaines avant de recevoir une étrange chose informe et illisible qu'il certifie être les exercices demandés (mais comment vérifier?), il réduira le délai à une semaine et demi. C'est qu'il est sérieux et attentionné, Jean. Et, surtout, il ne prend pas du tout sa prof pour une imbécile. Faut pas croire. Et puis j'en passe!

Bref... revenons à nos moutons. Ce mardi-là, donc, une avalanche de compliments m'est tombée dessus de façon on ne peut plus inattendue. Si je passe les habituels "Oh! Qu'est-ce qui est arrivé à tes cheveux?", toutes les remarques les plus agréables m'ont été faites. "Ouah, c'est dans le coup ta nouvelle coupe!", "Ca te va vraiment bien!", "Ca te change!", "Super tes cheveux!" etc. Un moment de pur bonheur.

Mais, si en début de journée cela me faisait sourire de fierté, à la fin j'ai commencé à me poser des questions:étais-je donc si laide auparavant que tous ne savaient comment me signifier l'incroyable intelligence dont j'avais fait preuve en coupant enfin ces cheveux qui, décidément, me donnaient l'air d'un épouvantail? (Vous avez déjà vu la fameuse pub pour le shampooing du Petit Marseillais? Si, si, celle avec le balai qui ressemble si bien aux cheveux de maman? Eh bien c'était pareil pour moi...) Ou bien alors étais-je si négligée quant à mon apparence qu'une nouvelle coupe a brusquement révélé à tous que, loin de n'être qu'une loque humaine, j'avais encore une once de personnalité et de conscience. Et de modernité. Mais le débat serait trop long. Ce que j'en retiens, moi, au final, c'est quand même un plaisir évident. C'est que ça fait du bien d'être au centre de l'attention et de recevoir autant de compliments en une même journée. Et qu'ils soient justifiés ou non ne trouble en rien le gonflement brusquement immodéré de mon orgueil. C'est pas tous les jours que je me sens (presque) belle!

Allez, je vous laisse: je vais aller m'admirer.

;-)

Posté par Ymel à 17:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]